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Ouverture
Mozart – Requiem en D minor k 626 lacrimosa dies illa
Message de la part de Marie et les enfants :
Nous espérons que vous êtes tous là, la cérémonie était initialement prévue à l’église de Montbert.
Nous y avons renoncé car cela ne nous permettait pas de rendre à Hervé l’hommage que nous souhaitions.
Né le 12 avril 1933 à Conquereuil, issu d’un milieu rural modeste, il connaît très tôt la pauvreté et le travail manuel avant d’accéder à des études secondaires grâce au soutien d’un bienfaiteur local.
Initialement ordonné prêtre en 1958, il exerce diverses missions pastorales puis quitte l’Église en raison de divergences avec la hiérarchie.
Il s’oriente ensuite vers la sociologie et obtient son doctorat en 1975 à la faculté de Vincennes.
Il rencontre Marie à Paris, qu’il épousera bien longtemps plus tard. Deux enfants, Samuel et Marine, naîtront de cette union.
Il part enseigner à la faculté d’Alger pendant trois ans. De retour en France, il travaille à l’EPSI à Clermont-Ferrand, où il développe une méthodologie originale de formation pour travailleurs sociaux fondée sur la recherche en situation professionnelle.
Hervé est surtout connu pour avoir introduit et théorisé le concept de praticien-chercheur dans le champ du travail social.
Il est considéré comme un pionnier ayant contribué à professionnaliser et théoriser une sociologie ancrée dans la pratique des intervenants sociaux plutôt que dans une distance strictement académique.
Il a contribué à la reconnaissance du travail social comme un champ à part entière de recherche scientifique.
Georges Brassens – La Mauvaise réputation
Les nombreux messages de soutien, et témoignages d’affection qui nous sont parvenus depuis l’annonce du décès d’Hervé sont révélateurs d’une personnalité d’exception (admirable et combien attachante) qui n’a pu laisser indifférent.
La plupart des messages soulignent l’importance de la présence d’Hervé dans leur vie, présence qui a pu en changer le cours.
Hervé y est décrit comme un être rayonnant, charismatique doué d’une grande qualité d’écoute, fidèle en amitié. Mais aussi simple et fraternel.
Grand orateur, amoureux des mots, poète, c’est un homme de partage qui a consacré sa vie à transmettre, toujours, et partout, avec humilité.
Son intelligence et son insatiable recherche du vrai impressionnaient. Simple, fraternel, il a été animé d’une grande liberté intérieure qu’il a mis en partage.
Hervé s’est toujours interrogé sur la foi, sa place dans la vie des hommes et dans la sienne. Il a répondu un jour à une question de Marine.
« Marine, tu m’as demandé à brûle-pourpoint, l’autre jour, « à quoi je crois », je n’ai pu que bafouiller une réponse évasive.
Mais ta question m’a poursuivi et je me suis demandé comment je répondrai s’il me fallait écrire un « Ce que je crois »
Accepter de vivre, vouloir vivre, c’est déjà croire en la vie, affirmer qu’elle vaut mieux que la non-existence. Valeur suprême qui peut pourtant être sacrifiée pour des valeurs plus hautes, la liberté, l’égalité, la fraternité
Parler du Christ et du christianisme
Nous sommes imprégnés, nous occidentaux, de la culture judéo-chrétienne, mais, en plus, j’ai vécu personnellement et durablement dans la matrice catholique et cléricale. Cette croyance-ci a l’odeur de l’enfance et du terrier.
Parler de la foi : est-il raisonnable de croire à un Dieu personnel, à son intervention dans la vie des hommes à travers l’offre d’une parole confiée à quelques-uns et transmise dans une communauté ? Est-il raisonnable de croire que l’aspiration apparemment universelle à une communication entre tous les êtres et un Au-delà donnant sens et achèvement à chaque destinée et à l’aventure humaine soit comblée par l’Homme-Dieu, Jésus-Christ ?
Je crois et je doute dans le même moment. J’ai appris l’ambiguïté et la dialectique. Rien ne peut être posé qui n’appelle son contraire. Tout peut être vrai et pas vrai en même temps. »
Hervé
Hervé était un poète, il a écrit et publié de nombreux textes. Voici trois poèmes qu’il a destiné à son épouse et ses enfants.
Pour chaque anniversaire
Il est bien nécessaire
De créer chants et airs
Et poèmes dans les aires
C’est de la vie qui dure
Un plus de la nature
Des jours que l’on triture
Des mots que l’on épure
On a toujours vingt ans
Si on compte les ans
Pas les caries des dents
Et les rides d’antan !
18 février 2022 – Le mari débusqué
Quand le bourgeon est sur
Ou quand le fruit est mur
Quand le ventre est dur
Quand l’amour enfin pur
Alors s’ouvre la terre
Alors s’ouvre la mère
Alors s’ouvre la serre
S’ouvre le temps et l’ère
D’un printemps
D’un enfant
D’une fleur et d’un fruit
D’un grand soleil qui luit
Et si c’est le vingt huit
Mai mille neuf cent soixante
Quatorze, à seize heure quarante
Cinq, qui crie et qui chante
Du haut de ses cinquante
Trois centimètres
Ses trois kilos six cents
Tout net et tout récents
Ce n’est pas tel ou tel
Mai l’enfant le plus bel
c’est SAMUEL
Son père
le 28 mai 1974
La MARINE
Du faux marin
Est débarqué ce matin
Sans trompette ni tambourin
La narine
Humant l’air marin
La peau mandarine
Et le front serein
Nectarine
Elle a l’air poupin
Et le bleu marine
Ne lui va pas bien
Samy l’algérien
A dit : ce sera ma copine
Je serai son copain
Et son mandarin
Vive la marine
Et le vent marin
Son père
le 14 août 1977
Serge Gainsbourg – Chanson de Prévert
Parmi tous les témoignages reçus il ressort l’importance pour Hervé de transmettre, de partager les savoirs. Il croyait en l’élévation de l’esprit par la connaissance, il avait foi en elle. Mais il savait aussi manier l’humour, même avec des sujets sérieux.
Voici un extrait d’un texte qu’il a rédigé, non sans humour, dans lequel il retrace son parcours pour nous le faire partager.
« Je crois qu’il est temps de faire la révélation à mes enfants et petits-enfants : je suis un agent double, un espion déguisé, qui a été recruté dès l’âge de 12 ans, en 1945, par des utilités, hommes en noir ensoutanés, sur les bords de la Loire ancenienne et formé dans des séminaires successifs par la PULPE (Paix Universelle pour La Planète Entière).
Ce qui explique mes nombreux voyages, en vélo d’abord, puis en mobylette, moto, stop, 2 chevaux, train, bateau, avion et la variété des destinations : Carnac, Quiberon, Guérande, Brest, Toulon, Marseille, Nice, pour la métropole et de très nombreux pays du monde entier dont je raconterai les missions spéciales à moi confiées. Mes couvertures ont toujours été bien choisies : petit paysan, gardant les vaches et lisant “Coeurs Vaillants”, ado campant dans les bois, bobo abonné à “Nouvel Obs” devenu “l’Obs”, habitant de vieilles maisons à la campagne ou des HLM, dans les banlieues miteuses ou des villages perdus, près de ponts et de rivières chevrotantes.
Pourquoi ai-je été choisi ? Parce que, même petit, je n’aimais pas me battre, ni même me défendre physiquement ; je préférais les joutes oratoires même sans paroles, les découvertes en douceur et en profondeur, les caresses et les rires sournois ».
En 2023, 1 an après son AVC, Hervé m’a demandé (Marine) si j’ écrivais encore des poèmes. Cette fois c’est moi qui ai bafouillé une réponse évasive. Cette période était compliquée pour eux et sur la route du retour dans les Yvelines j’ai commencé à poétiser.
Et voici le poème que je leur ai écrit
Il y a sous nos semelles
Un peu de sable du Sahara,
Le vent du désert qui siffle sous nos premiers pas
Et nos têtes blondes de toubabs
Dans Les rues de Meftah
Le vendeur de bonbons,
Les bulles de gazouze
Les rues lumineuses, poussiéreuses
Les enfants sont des rois.
Les odeurs, les épices, l’Orient
gravés dans les sillons de notre inconscient.
Il y a de la pouzzolane, de la roche volcanique
l’Auvergne et ses volcans
le sous-bois et ses champignons,
Les automnes flamboyants
la rudesse des hivers, le givre, le verglas
la neige qui tombe silencieusement
dans la cour de récréation
Il y a la grande cheminée,
le feu, le chat, les repas partagés
les brebis qui mettent bas
Il y a la famille, les amis
les rencontres et les débats,
les nuits étoilées et le gour de Tazenat
Dans nos veines coulent des rivières
des fleuves, des affluents,
La Sioule, La Loire, l’Ognon, le Don
et au loin l’Océan …
Parents, cartographes biologiques,
Vous avez dessiné les contours de nos territoires
Poétiques et sociaux, idéologiques et moraux
Vous avez esquissé nos paysages, nos rivages idylliques
Aujourd’hui il fait beau …
Marine
Françoise Hardy – Mon amie la Rose
L’homme et la mer
de Charles Beaudelaire
Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !
Charles Baudelaire
le 18 janvier 2026
Mon père
Tu es parti,
les mots me manquent aujourd’hui,
comment te dire merci,
pour tout ce que tu m’as transmis
pour tout ce que tu as diffusé
auprès de ta famille et tes amis.
Mon père
Tu es parti,
les mots me manquent aujourd’hui
Toi l’homme aux multiples casquettes,
vissées sur ta tête bien remplie
comment parler de la finesse de ton esprit
de ta simplicité, ton humanité et ton parcours de vie
Mon père,
Tu es parti
le temps me manque aujourd’hui
pour évoquer la richesse de nos vies
tous tes combats, tous tes talents,
tous nos rires, tous tes écrits.
Mon père
Tu es parti,
quand je pense à toi je pleure et je ris
Que dire de plus que Bravo et Merci !
Ta fille
Chère famille, chers amis,
Aujourd’hui Hervé nous rassemble à nouveau, mais cette fois c’est pour nous dire au revoir.
Marie
« Quand les hommes vivront d’amour » Vignault, Leclerc, Charlebois
La venue au monde nous donne un père, consentant ou non, qui restera ou s’enfuira.
Que dire d’un père d’élection, de celui que l’on choisit, pour que la vie durant il vous accompagne, veille sur votre destinée, vous rassure de sa présence bienveillante, sans jugement.
Tu as été ce second père, mon second père. Tu n’as pu t’y soustraire, je ne te l’aurai pas permis. Tu as accepté ce rôle, comme tu l’as fait pour beaucoup d’autres que moi qui aujourd’hui par leur présence témoignent de ce que tu as représenté pour eux.
Adolescente je n’ai pas été une filleule facile, ni plus tard une jeune femme apaisée, ni encore après une étudiante douée. Tu as toujours été là, bienveillant, patient, attentif.
Je remercie Marie de m’avoir toujours place dans votre cercle familial et vos enfants d’avoir accepté de te partager. Je ne saurai énumérer les nombreux moments où tu as tenu main. Aujourd’hui je veux te dire merci pour un moment particulier, lorsque ta présence réconfortante, ta disponibilité inconditionnelle m’ont aidé à surmonter une douloureuse épreuve. C’était en 2002.
Merci à toi mon père d’adoption, mon parrain, mon tonton.
Je sais que là où tu seras tu continueras à veiller sur tous tes enfants, pour nous aider à continuer le chemin.
Et je sais que l’on se retrouvera.
Dany
Le 20 Janvier 2026
La vie est chose éphémère…
La grande faucheuse un jour nous guette, nous le savons depuis la nuit des temps et essayons d’en retarder le moment.
Mais toi, Hervé, la réclamais-tu ?
Enfermé dans ce qui te restais : que les pensées !
Le « galopeu » s’évadait-il un peu ?
Pour que tu ne te déracines pas, ta vigilante, ton amour t’a épaulé inlassablement.
Mais le combat inégal est inévitable…
Marie, Marine, Samuel et vous les petits-enfants, sachez qu’il continue à vivre avec tout ce qu’il nous a transmis, ses écrits, ses poèmes…
Où que tu sois , Hervé, salue bien les nôtres !
Avec toute ma tendresse
Ta nièce Maryse
Cher Hervé qui nous rassemble tous aujourd’hui
Toi l’intellectuel du travail social
Toi le poète du temps qui passe
Toi l’écrivain qui savait saisir le rythme du monde avec celui des saisons…
Je ne reprendrai pas les diatribes qui nous laissaient chacun sur des berges inconciliables…
Quoique…aujourd’hui, je suis sûre que tu as rejoint les mondes subtiles que tu as sans doute approché avant même de t’envoler !
Nous sommes tous soulagés que cet au-delà du temps t’ai enfin tendu les mains pour laisser derrière toi la souffrance humaine.
Chapeau bas pour ton courage l’ami Hervé et pour ta fidèle Marie présente jusqu’au bout avec le sens du dévouement et de l’amour que nous lui connaissons tous.
Nous avons marché côte à côte découvrant ensemble nos nouveaux venus sur la terre, nous avons eu tellement de plaisir à partager les gigots d’agneaux de vos prairies parfumées, les petits vins bien choisis de votre Loire Atlantique qui accompagnaient nos rires et nos débats.
Nous avons traversé les deuils de ceux qui d’un clin d’oeil nous ont fait la farce de partir si tôt…
L’amitié a égrené entre nous des liens solides, indefectibles.
Tous ces partages , nos jours de peine, nos jours de joie ont tissé entre nos deux familles le fil d’un amour que le temps ne ternira jamais !
Jeudi tu as culbuté à ton tour sur l’autre rive. Je sais combien vous êtes des éclaireurs qui nous rappellent désormais sur le chemin d’où nous venons et où nous repartons.
Et là où tu es à présent, je sais que tu me permettras cette taquinerie qui cette fois nous mettra en accord, car cette fois tu t’y trouves dans cet Amour Inconditionnel qui t ‘accueille aujourd’hui.
L’amour terrestre en est un si pâle reflet, n’est-ce pas Hervé ?
Profites bien de cet Amour Infini , de ce bonheur grandiose de retrouver tes vraies racines au-delà du temps de Montbert, au-delà de toutes ces graines que tu as semé toute ta vie…
Profites-en bien notre ami Hervé. Je sais que tu ne t’opposes plus…
Tu restes à nos côtés, comme nous restons auprès de toi et auprès de tous ceux qui ont franchi le seuil.
Bonne vie à toi Hervé !
En ce jour merveilleux de rencontres, de partage, en ce jour de fête comme dit Marie…
Ce Mardi 20 Janvier 2026. Christine Chapdelaine
« Faut vivre » , Mouloudji
Hervé, enfant du pays gallo, est parti « ce matin, sans trompette ni tambourin ». C’est l’écroulement d’un mur de soutènement, un pan d’ histoire perso née sur les bords de l’Erdre en 1966, puis lors de la commune de Nantes en 1968, et ainsi de suite, selon la vie… Des moments qui vous ont éveillé, formé, grandi et porté dans l’espérance de lendemains qui chantent sans raser gratis, ou la détresse de soirs désabusés au foyer des jeunes marins qu’il animait. Alors, pour consoler ses ouailles, il invitait la poésie !
Contestataire de tout, à commencer par l’Eglise qu’il servit, l’enseignement universitaire ensuite, ou le politiquement correct qu’il détestait, il avait ce charisme rare, puissant, ironique et bienveillant de ceux qui croient en l’Homme. La trace qu’il a laissé au cœur de ceux qui l’ont connu ne s’effacera pas.
Ce rebelle, cet éternel révolté, limite-transgressif, si besoin !
Quelle force de conviction et d’entraînement ! Souvent dans un livre de théologie, plutôt protestante, il me semble. Toujours en recherche et lui-même moteur de recherche ! Exigeante.
Sa foi profonde le menait aux marges et il le leur rendait bien aux chefs d’églises triomphantes ! et aux systèmes confits dans leurs scléroses !
Il pourrait être cet arbre vigoureux de la Bible(ps1), arbre aux racines profondes et aux vastes ramures qui produit un fruit abondant en la saison. Tout ce qu’il fait rayonne d’humanité. Quel contraste avec ceux que dominent l’orgueil, l’injustice et la passion de l’avoir !
Malgré les apparences, ils sont comme la poussière emportée par le vent.
L’histoire sera sévère à leur égard et mettra en lumière leurs manigances et leurs faux-semblants, car, tôt ou tard, la voie de la justice est révélée et celle de la duperie, confondue.
Non, il n’était pas dupe notre Hervé et ainsi son souvenir se maintiendra dans nos cœurs reconnaissants !
Lu par Serge Caridel
Hervé cher ami
J’ai eu le plaisir de te connaître quand tu t’occupais avec beaucoup de réussite des jeunes marins et autres amis dans les locaux de la rue Mathurin Brissonneau à Nantes.
Cette période m’a profondément marquée, grâce à toi, à Guy et à Jean Ouisse, nous avions des conversations sur tous les sujets et surtout sur la foi ou je me suis senti réconforté et guidé sur ce chemin tellement difficile.
Au-delà de ces discussions, tu savais organiser des balades, je me souviens d’une en particulier, celle de la recherche des champignons surtout des girolles dans la forêt du Gâvre, forêt que tu connaissais particulièrement bien, proche des lieux de ton enfance.
Cette cueillette peu fructueuse s’est terminée par une messe célébrée dans notre local, chacun d’entre nous recherchant une vision évangélique d’un monde apaisé.
Cette façon que tu avais d’appréhender la vie te rendait vraiment attachant, dès lors j’ai pu apprécier ton intelligence et ta manière intellectuelle d’aborder les épreuves.
Faire le panégyrique de ta vie serait trop long d’ailleurs j’en serais bien incapable tant la vie nous a séparé.
Sache Hervé que je ne t’ai jamais oublié et que j’ai souvent, très souvent pensé à toi.
Nous sommes tous de passage sur terre, pour toi Hervé est venu le temps de te reposer, je suis persuadé que le royaume des cieux te trouvera une bonne place.
Salut Hervé, salut l’ami.
Je prie pour toi
Claude
« La tendresse » , Bourvil
Requiem, Op. 48_ In Paradisum , Gabriel Fauré
Tous les messages seront rassemblés et imprimés pour que Marie puissent les lire
Merci à :
Tayeb, Yvonne Châtaignier, Victor et Françoise Bourreau, Paule et Jos Airiaud, Elisabeth Teller, Anne Derode, Christian Doret, François Guérenne, Jacques Musset, Eliane Genève, Marie-Thérèse Cadec, Michel Lloubes, Nolwenn Duteil, Jean-Marc Gion, Michèle Gion, Michel Viaud, Didier Favre, Emmanuel Jovelin, Geneviève Crespo, Marcel Jaeger, Patrick Lechaux, Joël Cadière, Laetitia Naud, Serge Caridel, Claude Rochereau, Claude Letinoc, Michaël Planchenault …
Et tant d’autres que nous ajouterons à cette liste dès que possible…
Photo prise par Séraphin Drouard avec son drone.
La Javanaise , Serge Gainsbourg
« Du fond de sa retraite, Emile Hégron vous fait savoir qu’à cette heure même, il est présent devant le Saint Sacrement, en union avec vous tous, pour le départ dans la maison de Dieu d’Hervé Drouard. Courage à toute la famille ».
Par Guy Dubigeon
En ce temps-là, Jésus dit à Ses disciples : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car je vous déclare que beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. Et voilà qu’un docteur de la Loi se leva pour Le tenter, disant : Maître, que me faut-il faire pour posséder la Vie Éternelle ? Jésus lui dit : Qu’y a-t-il d’écrit dans la Loi ? Comment lisez-vous ? Il répondit : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces et de tout votre esprit ; et votre prochain comme vous-même. Jésus lui dit : Vous avez bien répondu ; faites cela, et vous vivrez. Mais lui, voulant faire paraître qu’il était juste, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ? Or Jésus, prenant la Parole, dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba entre les mains des voleurs qui le dépouillèrent, et s’en allèrent après l’avoir couvert de coups, le laissant à demi mort. Or il arriva qu’un Prêtre descendait par le même chemin, et l’ayant vu il passa outre. De même un Lévite étant venu près du lieu, et le voyant, passa outre. Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui, et, le voyant, fut ému de compassion. S’approchant donc, il banda ses blessures, versant dessus de l’huile et du vin ; et l’ayant mis sur son cheval, il le conduisit dans une hôtellerie où il prit soin de lui. Le lendemain il tira deux deniers qu’il donna à l’hôtelier en disant : Ayez soin de lui, et tout ce que vous dépenserez de plus, je vous le rendrai à mon retour. Lequel de ces trois vous parait avoir été le prochain de celui qui est tombé entre les mains des voleurs ? Le docteur répondit : Celui qui a exercé la miséricorde envers lui. Allez donc, lui dit Jésus, et faites de même (Luc 10, 23-37).
chanté par Francis Pinoteau
et un grand merci à Séraphin pour ces images magnifiques